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Le jour où j’ai travaillé dans une ferme en Nouvelle-Zélande avec helpx !

Et oui, vous avez bien lu ! La suite de mes aventures en Nouvelle-Zélande se passe dans une ferme !

J’avais entendu parler de nombreuse fois de woofing et de helpx, ce système qui permet de travailler dans des fermes quelques heures par jour contre le lit et le couvert. J’avais envie d’essayer la vie dans une ferme et c’est en Nouvelle-Zélande que je me suis lancée !

J’ai fait mes recherches via le site Internet helpx.net qui met en relation le helper (des gens comme moi) et les fermiers. Après s’être acquitté des 20 euros d’adhésion, on rempli son profil et on accède à ceux des propriétaires de ferme. J’ai sélectionné la ferme de noix de macadamia de Virginia et Charles, à quelques kilomètres au sud d’Auckland à Pukekohe. C’est la première semaine de juin et à cette période la saison des noix est terminée. Le couple cherche donc des personnes pour les aider dans des travaux généraux. Le sourire de Virginia sur sa photo de profil et les centaines de reviews positives me disent que c’est un bon choix. Après quelques échanges mails, Virginia accepte de me recevoir pour une semaine dans sa ferme.

Me voilà donc à Auckland, à la gare de Britomart pour prendre le train direction Pukekohe. Le billet coûte 10,5 NZ$ et il faut l’acheter maximum 2h avant d’embarquer.
Une fois mon billet en main je me dirige vers les plateformes et tout de suite un agent vient vers moi pour m’orienter vers mon train. Une fois à l’entrée de celui-ci, un agent me rejoint et me redemande où je vais pour me confirmer que je suis bien à bord du bon train. Le personnel de gare est adorable et je pense qu’ils ont remarqué mon sac à dos qui atteste que je ne suis vraisemblablement pas du coin !
Arrivée à Papakura où j’ai ma correspondance, l’agent du train m’interpèle de nouveau et me fait signe que c’est bien à cette station que je dois descendre. A peine avoir mis le pied sur le quai, un autre agent me demande où je vais et m’indique ma nouvelle voie. Une chose est sûre : impossible de se perdre en Nouvelle-Zélande tellement les gens sont au petit soin avec vous !

Arrivée à Pukekohe, Virginia m’attend chaleureusement à la gare. Elle me conduit ensuite dans la ferme où je fais la connaissance de Kim, une autre helper française qui est là depuis un mois. Malgré que nous sommes françaises, la règle de la ferme est que nous ne devons pas parler français dans la maison et dès lors que nous sommes proches de Virginia ou Charles. Pourtant, après 3 semaines à parler anglais, ça me faisait plaisir de retrouver ma langue maternelle.
Kim a 27 ans et était costumière pour le Cirque du Soleil à Montréal. Elle a quitté son emploi pour voyager en Nouvelle Zélande et compte bien ne pas s’arrêter là.
Après seulement quelques instants de discussion, je sens qu’on sera de bonnes partenaires de travail. Et lorsque Virginia me lance « tu es ma fille pour une semaine », je sens que le séjour s’annonce bien.

A mon grand bonheur, après trois semaines de pluie, le soleil et le ciel bleu digne de ma Provence font leur apparition et ne me quittera pas de la semaine ! D’ailleurs, je pourrai presque me croire dans le sud avec toutes les lavandes qui bordent la terrasse.

La maison à la ferme

La maison à la ferme

Pour la première mission, moi qui pensais chausser les bottes et partir au jardin, je vais passer la matinée à travailler… sur un communiqué de presse !
Virginia est très investie dans des associations et fait partie notamment d’une fondation internationale qui aide les femmes à développer leur leadership et les encourage dans l’éducation.
Ils ont un diner tous les mois et elle me confie ne jamais arriver à faire venir de journaliste pour parler de la fondation.
Elle sait que je travaillais dans les relations presse et naturellement me montre son communiqué, me donne la brochure de la fondation et me lance un « débrouille toi, tu feras sûrement beaucoup mieux que moi ! »… Heu… ok, sauf que bon, si je me sens à l’aise maintenant avec l’anglais oral, je maitrise moins l’anglais à l’écrit en mode communication. Malgré tout, j’arrive à lui rédiger un squelette et à lui faire quelques recommandations.
Virginia est enchantée et me demande si elle pourra à l’avenir me faire parvenir ses communiqués pour avoir mon regard car elle a eu un bon retour de la fondation et toutes les membres du bureau me remercient… Ah ben dis donc, si on m’avait dit ça un jour ?! J’avoue que j’en étais pas peu fière.

Le lendemain, les choses sérieuses commencent ! Fini l’ordinateur, bonjour pèle et brouette !
J’ai ma paire de bottes et mes gants et me voilà dehors pour une semaine à travailler tous les jours de 8h à 12h.
J’ai des tâches diverses : enlever les mauvaises herbes, tailler des plantes et des arbres, planter des fraisiers, déplacer du compost avec la brouette (aïe les bras ! ) pour le disperser sur un talus, enlever des centaines de cailloux pour nettoyer une rigole (avec Kim on a mis 2 jours !), déplacer et trier des rondins de bois et j’ai même donné à manger aux cochons…

Comblage du talus avec le compost

Comblage du talus avec le compost

Les cochons et moutons de la ferme

Les cochons et moutons de la ferme

Dès le premier jour, mon corps est mis à rude épreuve : mes muscles me font souffrir et le soir je tombe de sommeil dès 19h.
Le travail est très physique et c’est d’autant plus dur avec le froid glacial qui paralyse les mains dès le matin. Malgré tout, bosser dehors est plaisant dans ce cadre superbe, on se sent libre et heureux de s’activer pour des résultats concrets.

Autre expérience hors du commun pour mon dernier jour de travail : Virginia nous a demandé de repeindre une maison qu’elle loue depuis plusieurs années à un homme seul et grand fumeur. L’appartement est dans un état d’avant-guerre, tout les meubles sont regroupés au milieu de la pièce et avec Kim nous jouons les équilibristes sur notre escabeau, éponge à la main, à frotter les murs jaunis par le temps et la cigarette. Puis la fête commence avec les pinceaux et une combinaison bien flambante ! Vu l’ampleur du travail, Virginia nous demande si l’on est d’accord de continuer 4h de plus dans l’après-midi en échange d’être payé ! Je peux donc rajouter une ligne dans mon CV : peintre en Nouvelle-Zélande ! Si l’on m’avait dit ça quelque temps plus tôt, je n’y aurai jamais cru !

Les peintres en action !

Les peintres en action !

Kim étant amatrice de nature comme moi, nous profitons de notre temps libre pour partir balader.
Non loin, nous avons marché jusqu’au Mont William, une belle rando de 4h au milieu des collines vertes et des centaines de moutons.
Les reliefs se ressemblent tellement et le fléchage n’étant pas facilement repérable nous avons même fini par nous perdre. On parle aussi sûrement beaucoup sans regarder où l’on va … :)
Il a donc fallu grimper droit au milieu de la colline pour retrouver notre chemin et arriver jusqu’au sommet. Pas étonnant que le soir je tombe de fatigue… :)

Sur le chemin du Mont William

Sur le chemin du Mont William

Autre jolie ballade, les Hunua Falls par une fin de journée et une lumière d’automne extraordinaire ! C’est juste à 30 minutes de marche environ du parking… cette fois on s’est ménagé.

Hunua Falls sous la lumière de l'automne

Hunua Falls sous la lumière de l’automne

La vie à la ferme est agréable. Ma chambre est un peu sommaire dans un bâtiment en bois à l’extérieur de la maison. Il y fait un froid de canard, il y a plein de toiles et pas mal d’araignées mais la fatigue écrasante ne me laisse guère le temps de réfléchir une fois couchée.

Ma chambre à la ferme

Ma chambre à la ferme

Alors que le repas du midi est rapide et se compose essentiellement de toasts, le repas du soir est délicieux ! Virginia est une très bonne cuisinière et Kim fait des crumble à tomber.

Charles son mari a toujours une histoire à raconter ou quelque chose à nous apprendre. Le couple dégage une sorte d’autorité et de bienveillance et le mélange fonctionne bien. Virginia nous invite même à partager un moment avec sa famille en nous amenant pique niquer après notre travail, sur une plage de sable noir, un de ses endroits préférés.

Pique nique sur la plage de sable noir

Pique nique sur la plage de sable noir

Je garde un super souvenir de cette semaine à la ferme et de cette expérience de travail au grand air. Je conseille à tous de tenter le helpx car il permet non seulement de vivre une expérience unique, mais c’est aussi un moyen de voyager à moindre coût. Car en effet, le fait d’être logé et nourrie en échange du travail permet de faire pas mal d’économies.

D’ailleurs il y en a même qui voyage ou font le tour du monde uniquement comme cela… Le Tour du monde avec du helpx ?? Et oui, c’est possible, c’est d’ailleurs comme ça que Célia, ma nouvelle travelmate en Australie a fait.

Et voilà une belle transition ! Nous sommes le 7 juin et après cette belle aventure, je quitte la Nouvelle-Zélande pour un passage éclair à Sydney dans ma famille d’accueil pour changer mes bagages et m’envoler direction Perth pour un mois de roadtrip sur la côte ouest australienne jusqu’à Darwin, avec Célia, Vincent et Danii que je ne connais pas encore !

Je vous ramène donc en Australie ! Patience… le carnet de voyage arrive bientôt :)

En attendant, vous pouvez aller jeter un œil à notre itinéraire et au budget du roadtrip qui a précédé cette semaine à la ferme.

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