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Roadtrip en Nouvelle-Zélande – Part 1/6 : de Christchurch à Mont Cook (île du sud)

En préambule, j’ai envie de dire que ce roadtrip en Nouvelle-Zélande a été celui du lâcher prise et  plus que jamais du « ici et maintenant ». Vu de la France, la Nouvelle-Zélande est le pays lointain dont tout le monde rêve et c’était bien sûr mon rêve aussi.

Etant en Australie, à seulement 2h de vol de ce rêve, je n’ai pas réfléchi à deux fois avant d’organiser ce périple. Organiser… c’est peu dire. J’ai passé du temps sur différents blogs, forums de voyageurs et à lire mon guide de voyage pour concocter l’itinéraire parfait sur trois semaines avec tout ce que je voulais voir et surtout, toutes les belles randonnées que je souhaitais faire. Car oui, la Nouvelle-Zélande est le pays de la nature, et c’est à pied que je rêvais de profiter de ces grands espaces…

Une fois sur place, la météo en a décidé autrement. J’étais là bas du 8 mai au 9 juin, à savoir au cœur de l’automne où la pluie et le froid nous ont laissé peu de répit. Adieu donc paysage de rêve sous le ciel bleu éclatant et surtout… randonnées.
Pour autant, je n’ai pas été déçu de ce mois en terre kiwi. Bien sûr, j’aurai rêvé de soleil et de réflexion parfaite sur l’eau, mais une fois que l’on accepte le sort indiscutable imposé par dame nature, que l’on oublie son utopie et l’espoir d’un rayon de soleil pour vivre ici l’instant présent et bien on est pas déçu (en tout cas de mon côté :) ).

« En nous établissant dans l’instant présent,
nous pouvons voir toutes les beautés et
les merveilles qui nous entourent.
Nous pouvons être heureux simplement
en étant conscients de ce qui est sous nos yeux »

Thích Nhat Hanh, moine bouddhiste

Pour cette aventure, j’ai décidé de partager cela avec des compagnons de route car plus on est de fou plus on rit, mais surtout, ben… on partage les frais ! A mes côtés donc, Thomas un allemand (35 ans) et Noélia (32 ans) une espagnole, rencontrés sur Internet via des forums de voyageur.
Thomas a pris 4 mois sabbatique pour visiter l’Australie et la NZ après 10 ans passés à travailler dans la production de publicités et Noélia grande vadrouilleuse qui n’a jamais vraiment eu de port d’attache a passé 6 mois en Australie pour étudier l’anglais car elle désire se réorienter dans le tourisme. On ne se connait pas et c’est à l’aéroport à Sydney que je retrouve Thomas (que j’avais eu la chance de voir 1h à Sydney quelques jours avant) et Noélia à l’arrivée à l’aéroport de Christchurch en fin d’après-midi.

Après les rapides présentations, on se dirige à l’agence de location Juicy pour récupérer notre campervan. Pour les détails sur le budget et de comment on a loué, je vous laisse faire un tour sur l’article en question ICI.

A bord de notre nouvelle maison roulante pour les 3 semaines à venir, nous partons direction le supermarché le plus proche (Countdown, assez cher, c’est le Woolworths néo-zélandais) et du camping (payant, trop fatigué pour rouler loin et trouver le free camp) North South Holiday Park à 20$ / personne l’emplacement sans électricité. Pour cette première soirée ça sera déjà des pâtes, pour nous mettre directement dans le bain. Et après seulement quelques minutes sur place, un couple de néo-zélandais nous laisse leur adresse pour que l’on vienne les voir chez eux sur la péninsule des Coromandel à la fin de notre trip. Ils terminent leur voyage sur l’île du sud et nous disent qu’ils ont eu un temps magnifique partout. On saute de joie et on se dit que c’est alors le bon moment pour suivre mon itinéraire et foncer au Mont Cook, un de mes immanquables !

Le lendemain, on part relativement tard du camping… quasiment les derniers. Il faut dire que l’on tâtonne pour s’organiser. On est un peu à l’étroit dans le van, d’autant que mes compagnons, en fin de voyage, ont apporté avec eux tout leurs bagages car ils rentrent dans leurs pays respectifs après notre roadtrip.
Il faut donc trouver notre rythme et profiter de notre dernière douche avant de mettre les voiles vers 10h.

Au fur et à mesure de notre avancée, les nuages se font de plus en plus présents, mais peu importe, les gars, on est en Nouvelle-Zélande !!! Et on s’y croit vraiment vu le nombre impressionnant de pâturages avec des moutons ! Ils sont partout ! On dit même qu’il y a plus de moutons que d’habitants en NZ :)
On arrive dans l’après-midi au Lac Tekapo, qui s’étend majestueusement sous les nuages. On s’arrête dans notre premier free camp au bord de l’eau et après avoir collecté du bois pour faire un feu, qu’on a oublié de faire après le diner (des patates youpi !), on se retranche très tôt dans le van pour échapper au froid.

Lac Tekapo

Lac Tekapo

Cette première nuit se passe très bien pour moi et mon duvet de compétition.. et mon pull thermo (merci Kathmandou !)… un peu moins pour mes compagnons qui se sont gelés.
Le réveil de bonne heure, aux alentours de 6h30, nous permet d’admirer un lever de soleil incroyable, dans un ciel rouge feu.

La veille, au point info dans le village, on nous a conseillé de faire la rando du John Summit qui dure une heure. On part donc pour notre première marche, youhou ! On démarre avec une jolie vue sur le lac et on commence notre ascension sans grande difficulté jusqu’au sommet. Arrivés en haut… on sort nos vêtements de pluie. Les gouttes se font plus présentes et elles nous obligent à regagner l’arrivée plus tôt que prévu.

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Lac Tekapo

Après un rapide déjeuner on part avec notre van flambant… vert en direction du Lac Pukaki. L’arrivée est superbe. Le ciel est gris bleu, mélangé au soleil et la vue sur le lac est splendide !

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Lac Pukaki

On le contourne et là, magie de la Nouvelle-Zélande, petit à petit le soleil se lève et finit par briller de mille feux !

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Lac Pukaki

L’arrivée du soleil nous boost pour arriver à notre objectif : Mont Cook !

Après quelques photos du lac, on poursuit notre route… sous la pluie.

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Et puis enfin, ça y est, on arrive, on rentre dans le Mont cook national park ! En principe, de la route qui mène au petit village on est censé voir dressé devant nous le majestueux Mont Cook, du haut de ses 3724 mètres, point culminant de la Nouvelle-Zélande, patrimoine mondial de l’UNESCO…
Il n’en sera rien malheureusement… nous ne verrons que quelques mètres de sa base, au milieu de la brume et des gouttes de pluie.

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Mont Cook

Je garde malgré tout espoir, la météo étant changeante en montagne. On gagne rapidement le visitor center sur le point de fermer pour se renseigner sur la météo et prévoir notre programme du lendemain.
J’avais dans l’idée de voir le Tasman Lake, de faire le Gertrude Track ou le Hooker Valley track
Arrivés au centre d’infos, le responsable annonce « il y a une alerte météo pour cette nuit, pensez à garer votre van dans le sens contraire du vent qui va souffler à plus de 180 km/h, autrement vous allez être renversé, et impossible de faire une randonnée demain à cause des conditions météo désastreuses ». Bon, et bien, pas de Mont Cook demain, si déjà on arrive à survivre à cette nuit !

On part de là un peu dépités par la nouvelle et on part s’installer dans un camping du DOC à 6 NZ$ par personne un peu plus haut dans le village, avec uniquement les toilettes. Il faut s’enregistrer soi-même et déposer l’argent dans une enveloppe que l’on glisse dans une urne. En général, au matin, un ranger vient récupérer le butin et vérifier les véhicules.

Comme annoncé…il n’y a pas de surprise, les rafales de vent ont soufflées à l’extrême faisant vibrer le van de manière impressionnante. Autant dire, que nous n’avons pas fermé l’oeil de la nuit. Au petit matin c’est la pluie qui nous fouette le visage dès que l’on pose un pied dehors.

Sur l’application Campermate, j’avais vu des douches gratuites, fermées, avec eau chaude dans le village. Une aubaine pour se réchauffer et se réconforter de la nuit périlleuse. On brave la pluie pour s’extraire du van et on fonce dans les douches. Par chance il y en a 3, effectivement fermées mais pas de la première propreté. Une fois sous la douche j’allume l’eau… et là, rien. J’entends Thomas pousser des cris de castra dans la douche d’à côté… apparemment l’eau est plus que froide et l’eau chaude inexistante. Noélia aura la même malchance que moi avec une douche qui ne fonctionne pas. Tant pis, ça sera toilette de chat au robinet avec un mince filet d’eau glacé.

On reprend la route sous la pluie et au fur et à mesure que l’on avance le ciel se lève. On a même la chance de voir notre premier arc en ciel !

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Pour la suite, cap sur Queenstown, ICI.

 

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