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Roadtrip en Nouvelle-Zélande – Part 2/6 : de Queenstown à Wanaka (île du sud)

L’étape du Mont Cook n’a pas été concluante à cause de la météo… tant pis, on met le cap sur Queenstown, une des villes principales de Nouvelle-Zélande, que j’avais hâte de voir.

En route, on croise des gorges et on s’arrête pour voir des sauts à l’élastique, alias Bungy Jumping. La Nouvelle-Zélande et notamment la région de Queenstown, sont réputées pour les sports extrêmes. Rien qu’à Queenstown il y a pas moins de 3 spots de saut.
Et en Nouvelle-Zélande on trouve la plus grande chute libre d’Asie et d’Océanie (134 mètres) : sans moi !

Queenstown est située sur la rive des eaux cristallines du lac Wakatipu, entourée de chaînes de montagnes spectaculaires. Lac et montagnes composent le paysage : un petit paradis !

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Queenstown

Arrivés en fin d’après-midi, on s’installe dans un camping payant. D’abord parce que les free camp sont loins de la ville et parce qu’il est grand temps après quelques jours de prendre une douche ! Les campings en centre ville sont très chers, on débourse 25 NZ$ par personne pour un emplacement sans électricité au Holiday Park. A ce prix là, on est pile dans le centre et les commodités, la cuisine (où l’on a réussi à rater notre omelette aux pommes de terre) et la salle de bain sont flambantes !

Le froid est glacial, on est au cœur d’une station de ski en plein automne. Une fois propre et l’estomac plein on se dit qu’on se ferait bien une petite bière en ville. Le temps de se préparer à sortir… le ciel nous tombe sur la tête ! Encore une fois. On renonce à se faire tremper et on se met au lit de bonne heure.

Le matin, le ciel est dégagé et on admire la cime des montagnes environnantes.
Nous partons relativement tôt à travers la ville qui est encore endormie et se remet de la fête de la veille.

Le ciel est gris, mais je suis bien au chaud dans ma veste de ski prêtée par Karina !
On part se promener en ville et en bordure du lac où les couleurs lumineuses de l’automne sont magnifiques.

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Queenstown

Alors que nous avions un peu de soleil, plus on avance, plus le ciel devient gris et arrivés au bout de la rive, tout à coup, il se met à pleuvoir :) Incroyable ces changements de temps en un éclair !

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Queenstown

En venant à Queenstown, j’avais aussi dans l’idée de rendre visite à Harry, le jeune anglais rencontré en Malaisie avec qui j’ai fait le big trek du Gunung Tahan avec Roland l’année dernière.

Le voyage permet de faire de belles rencontres, on se quitte en se disant que l’on va se revoir, sans savoir où la vie va nous mener et parfois, les chemins se recroisent ! Harry a maintenant 20 ans, il a toujours son visage de bébé mais on sent qu’il a grandi. Il continue toujours de voyager à travers le monde en travaillant et il s’est installé quelques temps à Queenstown pour attendre la saison de ski. On évoque tout naturellement notre périple dans la jungle malaisienne, il s’en est passé du temps depuis !

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Avec Harry

Après le déjeuner, on prend la route en direction du fjord Milford Sound.
En sortant de Queenstown on prend la scenic road qui longe les remarkable mountains, le domaine skiable plébiscité par Harry. A vrai dire, avec le ciel gris, la brume et la pluie, on ne verra rien des montagnes et d’ailleurs pas grand chose du paysage environnant qui est pourtant décrit pour être une merveille. On distingue à peine le lac Dustan que l’on longe et on enchaine les lacets.

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Nous arrivons à Te Anau dans l’après-midi où la scenic road qui conduit jusqu’au Milford est plus que conseillée.
Malgré la pluie et la brume – je commence à me faire une raison et à prendre ce qui vient – la route est sublime. On est entouré de verdure et de montagnes aux sommets enneigés.

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On the way to Milford Sound

Sur cette route on peut également faire étape au célèbre Mirror Lake, où comme son nom l’indique, on peut voir les montagnes se refléter parfaitement dans l’eau tel un miroir. Par chance dans ma préparation de voyage, j’ai fait l’impasse de regarder des photos de ce que j’allais voir avant, pour garder la surprise. Cela permet comme sur ce moment là, de ne pas être déçu car on a pas de point de référence :)

Nous étions seuls sur le lieu, ce qui, pour un endroit touristique est rare (merci la basse saison) et même si je n’ai pas vu de réflexion parfaite sur l’eau, le panorama sur les montagnes était superbe. Bon, une fois rentrée je suis allée voir sur Internet à quoi devait ressembler ce fameux lac… et bien c’est magnifique par temps clair :)

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Mirror Lake

On s’arrête pour dormir à 25 km de Milford, dans un camping du DOC à 6 NZ$ la nuit par personne où il n’y a que des toilettes sèches remplies, à la tombée de la nuit, de mouches, moucherons et autres bêtes ailées. On fera également la connaissance avec le fléau, sandfly, bébête cousine du moustique qui suce le sang et provoque irritation et forte démangeaison. Sa piqûre laisse des boutons rouges pendant plusieurs semaines. Une vraie plaie ! Et encore, en mai, ce n’est pas la saison où il y en a le plus !

Le lendemain, on reprend la route en direction de Milford. Et là, franchement, plus on avance, plus le temps devient apocalyptique. La visibilité est mauvaise et il ne fait que pleuvoir. Il faut dire que cette région des fjordland est la plus pluvieuse du pays. Quand on traine la pluie depuis un moment comme nous, il n’est pas étonnant d’en trouver deux fois plus ici.

Mais tant pis, comme d’habitude, même si le ciel nous tombe sur la tête, le panorama qui nous encercle est juste incroyable ! On est entouré de montagnes sombres d’où jaillissent des centaines de cascades.

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On the way to Milford Sound

On poursuit notre route jusqu’au départ des croisières du Milford, comme si par magie, on pouvait croire au miracle météorologique !

Il n’en sera rien malheureusement. La visibilité est plus que mauvaise et cela ne vaut pas le coût de faire la croisière. Au passage, à cette période nous avons relevé que la compagnie la moins chère était Juicy avec une sortie à 69 NZ$/ personne.

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Milford sous la brume

C’est une autre petite déception qui nous prend au moment de partir. Mais je ne regrette pas d’avoir fait la route jusque là car les panoramas pour arriver au fjord sont juste incroyables par temps de pluie, j’imagine donc à quel point cela doit être superbe par beau temps.

Nous avons pour plan de rejoindre Wanaka, un peu plus dans les terres. On reprend la scenic road en direction de Te Anau et étonnamment elle est un peu plus dégagée en nuage qu’à l’aller.

On se regale donc une seconde fois.

Scenic road entre Te Anau et Milford © Noélia

Comme pour nous narguer, plus on s’éloigne de Milford, plus les nuages disparaissent jusqu’à nous offrir un ciel bleu !

On enchaine avec une autre scenic road qui serpente autour de lacs où l’on progresse au soleil couchant offrant des couleurs presque violettes.

On continue de rouler dans la nuit pour rejoindre un free camp situé sur les hauteurs d’une route qui serpente. On apprendra le lendemain au réveil qu’il s’agit de la route goudronnée la plus haute de Nouvelle-Zélande, 1076m au dessus du niveau de la mer. Je vous laisse donc savourer la magnifique vue que nous avons eu au réveil ! Concernant les températures… on s’est gelé les mains à prendre des photos !

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Free camp, route goudronnée la plus haute de Nouvelle-Zélande

Avec les dents qui claquent et le chauffage à fond dans le van, on prend la route qui serpente direction Wanaka, en passant par un petit village pittoresque.

Arrivés à destination, on est d’abord surpris par le prix de l’essence ! Plus de 2 NZ $ le litre ! Le ciel est d’un gris prononcé et nous sentons encore que les plans vont être compromis. A Wanaka j’avais envie de faire la Roys Peak Walk, une belle marche de 16km qui nous mène vers un pic en 5h d’où l’on domine le paysage… Vu le ciel menaçant et la saison, le visitor center nous oriente plus vers le Mont Iron qui se fait en 1h30.
L’ascension est peu escarpée et le point de vue final joli, mais pas spectaculaire. Quelques gouttes nous ont accompagnés pendant la marche et le gris du ciel y est sans doute pour beaucoup dans l’appréciation du paysage.

Vue du sommet du Mont Iron - Wanaka

Vue du sommet du Mont Iron – Wanaka

On prend ensuite la direction du That tree, le fameux arbre qui pousse seul au milieu de l’eau.
Le temps était alors menaçant, comme en témoigne la photo, qui n’était absolument pas en noir et blanc :)

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Wanaka

Face au lac, on déjeune dans le van à l’abri de la pluie. Une réunion itinéraire s’impose. Cela fait plusieurs jours que nous sommes sous la pluie et l’on se demande s’il ne vaut mieux pas partir à l’est plutôt que de persister à l’ouest… Mais si l’on fait ce choix, on rate toute la région des glaciers…

Malgré la pluie, je pense que tout ce que l’on voit est magnifique et je suis ravie d’être ici, en Nouvelle-Zélande… On vote donc comme un accord que l’on persiste, direction les glaciers, à suivre ICI.

Vidéo du roadtrip :

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