Nelson Lake National Park

Roadtrip en Nouvelle-Zélande – Part 4/6 : de Nelson Lake NP, en passant par une panne jusqu’à l’Abel Tasman NP

Après les baleines à Kaikoura, notre projet est de rejoindre le Nelson Lake NP plus au nord.

Nous mettons donc le cap vers Bleinheim que l’on souhaite rejoindre pour la nuit. En chemin, nous passons la région des Malborough, réputée pour ses vignobles. Scotchée à la fenêtre j’admire les vignes aux couleurs de l’automne, rouge, orange et jaune. Par chance, nous avons du soleil, le spectacle est fabuleux.

Région des Malborough Sound

Région des Malborough Sound

Nous arrivons à Bleinheim en fin d’après-midi et l’on s’arrête à l’emplacement de camping gratuit, il y en a 6 précisément, qui se trouve en plein centre ville, sur le parking de la gare. Etre en plein centre ville, vous l’aurez compris, pose un problème au niveau des toilettes… Par chance, c’est une gare, il doit donc y avoir des toilettes. On part en expédition avec Noélia qui, fréquence pipi, me bat sur tout les tableaux ! Et là, déception… les toilettes ferment à 21h et n’ouvre qu’à 6h. On part donc en quête des toilettes publics ouverts 24h/24 qui sont censés être non loin. Il faut longer la voie ferrée puis arriver au skate park pour trouver le graal. A chaque fois cette question logistique se pose à l’arrivée pour tout les campements. Cela peut paraître banal quand on fait partie du monde moderne, mais en roadtrip, on se pose toujours ces vraies questions existentielles : où dormir ? où manger ? où trouver de l’eau ? où trouver des toilettes ? où se laver ? Ces questions de survie que l’on oublie dans notre monde moderne sont pourtant au centre de la vie et me font d’autant plus vivre dans l’instant présent.
Ce soir là, on cuisine pour de vrai. Du poulet revenu avec des oignons, des champignons et de la crème accompagné de riz.

Le réveil matinal sera relativement difficile : la nuit a été bruyante avec les bruits des trains… et oui, dormir sur le parking d’une station ferroviaire a ses inconvénients… Et puis les lumières de la ville, les voitures… Dormir en pleine cambrousse ça n’a pas de prix !
Mais on ne va pas se plaindre ! Avec mes acolytes on se demande si de tels espaces gratuits, en plein centre ville existent dans nos pays respectifs.

Avec nos vessies de moineaux, Noélia et moi sommes déjà dans les starting block dès 6h pour ne pas rater l’ouverture des toilettes de la gare. On en profite même pour faire un brin de toilette au robinet. On trouve la situation cocasse… Qui aurait cru qu’un jour on se retrouve dans les toilettes d’une station de train en Nouvelle-Zélande à faire sa toilette ? C’est comme si on me disait qu’un jour j’allais être payé pour repeindre un appartement en Nouvelle Zélande ou que j’allais donner à manger à des cochons ! Ah… je l’ai fait ? Ah oui, vous pouvez le découvrir ici… mais ne nous éloignons pas du sujet… :)
Je disais donc que se laver ainsi nous fait penser avec Noélia aux personnes sans abris qui doivent trouver des solutions pareilles pour survivre. Même si sur l’instant je n’aurai en rien préféré une salle de bain d’hôtel 5 étoiles je me dis qu’au quotidien sur la durée cela doit vraiment être une lutte. Moralité : vivre de telle expérience permet de me rendre compte que tout est possible et que sûrement d’autres aventures saugrenus m’attendent quelque part, mais surtout qu’une fois revenue dans mon confort je dois profiter et réaliser que j’ai de la chance d’être là où je suis.

Bref, après les courses chez New World et l’essence on reprend la route vers notre objectif. La route est toujours ponctuée de vignes et le soleil se maintient.

Kiwi road sign

Panneau avec le célèbre KIWI, espèce d’oiseau de Nouvelle-Zélande

Plus pour très longtemps… Comme d’habitude au fur et à mesure que l’on avance le ciel s’assombrit, les nuages reprennent leur place et quelques gouttes pointent le bout de leur nez. Malchanceux vous avez dit ? Je trouve la citation comique ! Depuis le départ du roadtrip, dès que l’on trouve un peu de soleil et que l’on avance pour rejoindre une autre destination, on trouve de la pluie :)

Arrivés au visitor Center du Nelson Lake NP les nouvelles sur la météo ne sont pas bonnes. Il y a une alerte pour la journée et les trois prochains jours. Venant ici j’avais pour projet de faire le St Arnaud Range Track, une rando de 5h mais on se ravise pour le Mont Robert que l’on peut atteindre en voiture pour voir la vue sur le lac Rotiti et la brunner peninsula nature walk, tour de la péninsule que l’on peut faire en 1h.

La personne du visitor center nous dit de foncer pour voir la vue avant que les nuages prennent possession du paysage. On fonce donc au sommet et par chance, le ciel se dégage et nous permet de profiter de la vue sur le lac. L’eau est bleu clair et le paysage montagneux. C’est magnifique ! Ni une ni deux on profite de cette chance avec le temps pour redescendre et faire la balade d’une heure sur la péninsule. Cette marche d’une heure, sans difficulté car c’est absolument plat tout du long, est sympa. Au fil des pas on a quelques points de vue sur le lac mais le meilleur panorama reste celui du départ. On a même eu la chance d’y voir un arc en ciel… et tenez-vous bien, on a pas eu de pluie !!

Nelson Lake National Park

Mont Robert – Nelson Lake National Park

Nelson Lake National Park

Nelson Lake National Park : arc en ciel sur le lac !

Nelson Lake NP

Nelson Lake NP

Au final, annoncé comme catastrophique, cette journée a fait pour moi partie des meilleures. La nature, le calme, des lacs et des montagnes sous le soleil, je ne pouvais pas rêver mieux. Bien évidemment, j’aurai aimé randonner plus, atteindre des sommets après un beau challenge physique, mais sur l’instant on ne peut que savourer ce qu’on nous donne.

Le cœur joyeux on se dirige vers notre dernière étape sur l’île du sud, à savoir l’Abel Tasman National Park. Après quelques kilomètres, le voyant de la batterie s’allume, puis celui de l’ABS, puis celui de l’airbag.
Au milieu de nulle part, Thomas pousse la route plus loin pour arriver dans une ville, Richmond, éteindre le contact et voir ce qu’il se passe. Une fois le moteur arrêté… la voiture ne repart plus. On appelle Juicy et une heure plus tard un dépanneur vient nous secourir. Il nous dit que le problème ne peut pas se régler ce soir : la batterie est morte et n’arrive pas à se recharger en roulant. Une dépanneuse arrive et nous conduit au camping le plus proche, l’Holiday Park… qui deviendra notre QG pour les trois prochains jours. Oui vous avez bien lu, 3 jours d’immobilisation !

Dépanneuse

Bye bye le van !

Le lendemain, une dépanneuse récupère le van et nous sommes relogés dans une « cabin », alias un bungalow… tout confort !
Après une dizaine de jours passés dans notre van, on apprécie le chauffage, le wifi, des lits confortables et la salle de bain. Malgré tout, la journée est longue. Il fait gris et il n’y a rien à faire à Richmond. Du coup, le soir on se console avec Domino’s pizza.

Vive le bungalow tout confort !

Vive le bungalow tout confort !

Le soir, on espère des nouvelles de Juicy, puisqu’il nous avait promis de nous tenir au courant de l’avancée des réparations… et parce que nous demain, on est à la rue et sans van !
Puisqu’il n’en est rien, on rappelle le lendemain matin. Surprise : le van ne peut pas être réparé, on va nous en envoyer un nouveau !
Je vous passe les détails sur le chauffeur de taxi de 92 ans qui est venu nous chercher au camping pour nous ramener au garage où se trouve l’ancien van pour récupérer toutes nos affaires laissées dedans.
La journée se passe donc une nouvelle fois au camping et au centre commercial de Richmond… à attendre.

Vive le wifi du centre commercial !

Vive le wifi du centre commercial !

Puisque nous avons la poisse depuis le début, la personne qui doit nous ramener le van depuis Wellington, loupe le ferry… On aura donc le van seulement vers 21h… sans les couverts et d’autres ustensiles à bord, youpi !
Cela nous oblige à rester une troisième nuit de plus au camping et ironie du sort, cette nuit sera particulièrement froide et humide et pour la première fois depuis le séjour, j’ai froid dans mon super duvet… :(

Après notre dernière douche avant quelques jours, nous partons faire les courses chez Pak’N save l’hypermarché le moins cher. On en profite pour faire le plein de TIMTAM, ces biscuits au chocolat australiens, devenus une vraies drogues. Et surprise, ici ils sont de deux fois moins chers qu’en Australie ! Des bonheurs simples :)

tim tam

Tim tam !!

Nous sommes maintenant en retard de trois jours sur notre itinéraire, il ne faut donc pas trop trainer…
On part direction Totaranui pour découvrir l’Abel Tasman. Ce parc national au bord de l’eau est réputé pour sa coastal walk qui se fait en 3-4 jours alternant marche et kayak. Bien évidemment, à notre saison et avec notre retard nous prévoyons seulement d’y rester une journée.
Pour le coup cette fois, nous partons avec peu d’info, espérant trouver comme d’habitude un visitor center pour nous renseigner.

On the way to Abel Tasman

On the way to Abel Tasman

Les 10 derniers kilomètres vers Totaranui se font dans le parc sur une route de gravier qui serpente. Arrivés là bas, le centre d’infos est fermé ! Et il n’y a pas d’agence pour louer des kayaks.
Parfois c’est bien de ne pas trop préparer ses étapes de voyage, mais sur ce coup là on a été un peu relax ! D’autant que cette étape fait partie des must de la NZ… Bon, tant pis, au moins on a le soleil ! On opte pour une balade d’1h30 qu’il faut refaire en sens inverse, l’Anapai Bay. Sauf qu’après le skinner point, soit 15 minutes de marche, le sentier pour Anapi est fermé…
On se rabat sur Goat Bay qui nous conduit sur une plage où le soleil brille !

Abel Tasman National

Abel Tasman National

Un peu déçu de notre manque de recherche, on décide de rester une nuit de plus dans le coin pour rejoindre Kaiteriteri où j’ai repéré une agence de kayak dans mon guide.
On conduit jusque Takaka hills où l’on s’arrête au Hawkes lookout carpark, notre free camp pour la nuit. L’emplacement est petit mais il y a des toilettes sèches si on aime les insectes. La journée a été ensoleillée mais la nuit sera comme depuis le début de cette aventure, pluvieuse et venteuse.

Elle aura été aussi une des plus froides du séjour. Moi qui étais fière de mon duvet -1° et bien j’ai dégusté ! La température ne devait pas être si basse mais l’humidité était à son max.

Après un rapide petit déjeuner nous voilà parti en direction de Kaiteriteri en espérant faire du kayak. Il y a une agence « Kaiteriri kayak » qui a cette période de l’année ne fait que des sorties guidées. Bien sûr, comme la chance nous suit jusque là il n’y a plus de place car nous n’avons rien réservé. Tant pis, on a tenté, ce n’est pas grave.

On repart maintenant direction Picton pour prendre le ferry et passer sur l’île du nord.
En chemin on longe la mer depuis Nelson et la vue sur les montagnes enneigées est sublime !

Après Havelock, la route enchaine les courbes et emporte mon estomac. Moi qui d’ordinaire n’est jamais malade en voiture, assise à l’arrière du van cette fois, je ne suis pas de la première fraicheur. Pourtant les vues sur le Queen Charlotte Sound et ses eaux bleutés est magique.

On the way to Picton

On the way to Picton

Arrivée à Picton, nous prenons le premier ferry qui part à savoir celui de la compagnie Bluebridge qui est d’ailleurs la moins chère.

Embarquement dans le ferry

Embarquement dans le ferry

Nous payons 158 NZ $ le van et 53 NZ$ par personne pour la traversée. A bord, le ferry est super confortable. Il y a un resto où l’odeur de la frite se mélange à celui des bonnes pâtisseries, une salle de TV et un grand salon. Le trajet dure 3h30 et c’est magique ! Une vraie croisière avec des panoramas majestueux… et sous le soleil !

Ferry de Picton à Wellington

Ferry de Picton à Wellington

On se laisse glisser sur l’eau miroir avec calme et on aperçoit des phoques.
On arrive à Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, vers 17h30.

Wellington

Hi Wellington !

Pour la suite des aventures, ça se passe par là !

Vidéo du roadtrip :

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