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Roadtrip en Nouvelle-Zélande Part 6/6 : de Rotorua à Auckland (île du nord)

Après le site géothermique de Wai-O-Tapu nous nous dirigeons vers Rotorua, capitale de la culture Maorie.

Ici on trouve de tout pour découvrir la vie des ancêtres : des diners dansants, des sorties en pirogues etc… autour d’une centaine de dollars les tours.

Nous sommes moyennement emballés par ces activités touristiques et nous préfèrons partir à pieds et aller voir un quartier de la ville, Ohinemutu village, où vit une communauté de Maorie aujourd’hui. Partout l’odeur du soufre nous suit et nous sommes fascinés par toutes les bouches d’égout dans les rues où des fumées odorantes jaillissent. On est vraiment sur une terre vivante !

Eglise maorie

Eglise maorie

Rotorua, village maorie

Rotorua, village maorie

On part ensuite à l’office de tourisme pour booker les activités suivantes. Nous n’avons pas envie de reproduire l’épisode de l’Abel Tasman où nous n’avions pas pu faire la sortie kayak espérée par manque d’organisation.

Cette fois on planifie notre tour dans les Waitomo caves et Thomas et Noélia prennent leur ticket pour Hobbiton. N’étant pas une fan inconditionnelle du film, j’ai préféré faire l’impasse… et l’économie de 80 NZ$ :)

A la sortie de l’office de tourisme c’est une surprise sur le pare-brise qui nous attend… une amende de 12 NZ$ !
Nous avions une heure de parking gratuit et le temps de réfléchir et caler nos activités au centre d’infos, nous avons dépassé la durée de 20 minutes. Ca ne rigole pas en Nouvelle-Zélande, et il faut payer de suite. Nous voilà donc partis à la mairie pour régler notre amende. En repartant l’expression habituelle « See ya » pour dire au revoir et à bientôt me fait sourire. A bientôt ? non mais ça va pas :)

Nous faisons ensuite 2h30 de route pour rejoindre Kuiti et le Brook Park pour la nuit (gratuit).

Le réveil à 6h30 pique un peu. Nous partons direction les Waitomo Caves, des grottes naturelles.
Thomas tenait absolument à faire un arrêt ici pour faire l’attraction Black Water Rafting, sorte de canyoning. Il y a plusieurs formules de tours pour découvrir cet univers souterrain. Ayant déjà visité par mal de grottes (ce n’est pas ce qui manque en France et en Asie), j’opte pour une formule simple avec quelques choses que je n’ai jamais vu encore : une grotte pleine de vers luisants.
Ce tour Glowworms cave dure 45 minutes et permet de voir l’intérieur de la grotte en 20 minutes suivi d’un tour en bateau de 20 minutes dans un tunnel rempli de milliers de vers luisants. C’est cette partie, bien que courte, qui vaut le détour. Je n’avais jamais vu pareil beauté, c’est FEERIQUE ! On se croirait dans un rêve. On évolue dans le noir complet entouré de milliers de lumières.

Dans l’après-midi je prends le volant direction Matamata où se trouve Hobbiton, le village du décor du film « Le Seigneur des anneaux ». Les fans de la trilogie sont d’ailleurs aux anges en Nouvelle-Zélande car tout les films ont été tournés dans le pays. On peut donc au fil du roadtrip reconnaitre certains paysages qui sont dans le film.

Pour ma part, n’étant pas une fan inconditionnelle, je préfère faire l’impasse sur la visite du site. Nous nous arrêtons dans un free camp dans la ville, sur le parking d’un stade. La nuit sera pluvieuse, sans grande surprise, on commence à être habitués.

On se rend ensuite au Centre d’info qui a déjà des allures de maison de hobbit pour demander où se trouve le site de la visite. Il s’agit de The Shire of hobbiton, à 20 minutes de Matatama. De là, Thomas et Noélia prennent une navette qui les amène pour 2h de tour.
J’attends sagement leur retour dans le van entouré de paysages verdoyants. Toute cette région est magnifique, très verte et pleine de petites collines. Pas étonnant qu’elle ait été choisi pour ériger la terre des hobbits :)
Thomas et Noélia reviennent enchantés de leur visite.

Centre d'info Matamata - Hobbiton

Centre d’info Matamata – Hobbiton

Je reprends ensuite le volant direction la péninsule de Coromandel au nord-est de l’île.
La route à partir de Waihi longe la côte et offre des panoramas de toute beauté. Sur ce trajet ceux sont les vaches qui sont en majorité, posées là paisiblement au milieu des collines verdoyantes. Avec la lumière du soleil c’est magique !

Nous faisons un arrêt rapide à Hot Water beach. La plage est réputée pour l’eau chaude que l’on peut trouver en creusant 2h avant et après la marais.
Arrivés en fin d’après-midi, on y fait seulement un petit passage photo.

On met ensuite le cap sur Hahei pour aller voir la célèbre Cathedral Cove. Nous arrivons en fin de journée ce qui nous laisse le temps de savourer le couché du soleil.

Le spot de camping gratuit se trouve sur le parking même, où il y a seulement 6 emplacements, avec toilettes sèches , pas de la première fraicheur, mais qui ont le mérite d’être là :) … Un conseil pendant la haute saison : arrivez tôt ! Nous serons seuls pour notre part dans ce spot privilégié !

La nuit a été calme : pas de vent ni de pluie. Les pauses toilettes nous ont permis d’admirer le ciel dégagé aux mille étoiles et d’une voie lactée à couper le souffle. Jusque là les ciels nocturnes n’ont pas été dégagés, mais cette nuit, comme pour nous offrir un dernier spectacle en fin de roadtrip, dame nature nous a fait une fleur.

Le levé de soleil dans ce cadre est juste superbe, on ne peut rêver mieux comme ambiance pour prendre le petit déjeuner.

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Nous partons ensuite jusque Cathedrale Cove avec une marche d’environ 40 minutes aller. Un conseil : partez tôt pour y aller. Nous arrivons peu avant 9h et sommes seuls sur la plage. Ce site est réputé pour l’arche naturelle et les falaises sculptées par l’érosion. C’est magnifique et nous avons le soleil ! Nous sommes ravies.

Sur la route de Cathedral Cove

Sur la route de Cathedral Cove

Cathedral Cove

Cathedral Cove

Cathedral Cove

Cathedral Cove

Puis nous prenons la route pour Wharekaho, une ville non loin où habitent Libby et Ross, le couple kiwi que nous avions rencontrés lors de notre première nuit à Christchurch et qui nous avaient invités chez eux.
C’est un peu timidement que l’on toque à leur porte. Vont-ils se souvenir de nous ? Après une seconde de surprise ils nous invitent chaleureusement à rentrer chez eux et nous offrent thé et café. Bien évidemment, la discussion tourne autour du voyage… Ils nous sortent un album photos et nous montrent tout les endroits où nous sommes allés… sous un soleil radieux. Ils nous invitent à prendre une petite marche vers la plage plus bas, Simpsons beach à deux pas de leur maison. Ils nous racontent même que dans cette baie quelques années plus tôt ils ont vu des orques. Quel magnifique cadre de vie !

J’apprécie la chaleur qui se dégage de ces gens. Avec mes compagnons de route nous nous demandons si une telle situation pourrait se produire dans nos pays respectifs dans notre quotidien ? Est-ce que l’on inviterait des inconnus chez nous après seulement 10 minutes de discussion ? J’ai remarqué que c’était une tendance courante dans le voyage. On semble plus ouvert, plus curieux de l’autre, moins méfiant et on a davantage envie de rencontrer, échanger, partager quand on est en voyage.

Cette rencontre éphémère va remplir mon cerveau et mes pensées pendant une bonne partie de la route. Je me dis qu’à mon tour j’aimerai aussi ouvrir ma porte à des inconnus que je rencontre. J’ai envie d’une maison chaleureuse et accueillante où chacun peut trouver un peu de chaleur comme nous venons d’en recevoir. Et puis j’ai envie de continuer à rencontrer des gens de partout dans le monde car on apprend beaucoup. La simplicité de ces gens m’a apporté, rempli et je veux être à mon tour ce petit rayon de soleil.

Noélia rit et me dit qu’elle a trouvé la situation étonnante. Elle se voit buvant son thé avec à côté d’elle une Laurie, française, un Thomas allemand qu’elle a rencontré moins de 3 semaines plus tôt à l’aéroport et tout ça se passe chez un couple de néo-zélandais à qui l’on a parlé 10 minutes avant d’atterrir chez eux. En effet, plutôt inattendu !

Moi qui suis justement souvent triste de ces rencontres éphémères car j’ai une tendance à m’attacher aux gens, je me dis que de telles rencontres même courtes peuvent apporter un peu sur la route de chacun.

Je quitte leur petit village rechargé. On roule maintenant sur la côte Est de la péninsule au milieu de paysages de toute beauté, tellement sur notre nuage que l’on en oubli la jauge d’essence ! On se demande même comment l’on va arriver à rejoindre Thames sans tomber en panne… On arrive à la station essence bien sur la réserve pour faire le plein … à 1,81 NZ $ le litre, on a pas bien le choix.

Après l’essence, on est à court d’eau potable. On s’approche de Pukehoke et d’une station essence pour demander où l’on peut remplir notre tank de 10 litres. L’homme nous demande la contenance de notre bouteille et nous propose de la remplir gratuitement pour nous… alors que cette même station vend le même tank de 10 litres ! La Nouvelle-Zélande et la gentillesse des gens nous étonneront toujours.

On reprend la route pour le centre ville et l’on opte pour un emplacement de camping gratuit au bord de terrains de sport où les gens font du hokey (Rosa Birch Park). A défaut d’avoir une vraie douche, on enchaine notre 5e jour sans salle de bain, on peut profiter de la douche naturelle extérieure, de vraies trombes d’eau pour ne pas faillir aux habitudes.

Demain c’est parti pour Auckland, dernier jour du roadtrip où l’on doit rendre le van !

Pour notre arrivée à Auckland, on ne pouvait pas rêver mieux ! Nous sommes accueillis par un arc-en-ciel de part et d’autre du pont qui mène au centre ville par les voies rapides.

Arrivée sur Auckland

Arrivée sur Auckland

Arrivée sur Auckland

Arrivée sur Auckland

Arrivés dans le centre ville, on se rend compte que l’on a oublié de vider les eaux usées du van… Après un coup d’oeil à mon appli Campermate, on se rend compte sans grande surprise que la station la plus proche se trouve à 3km en dehors de la ville. On repart donc en marche arrière. Après avoir fait le nécessaire, ainsi que l’essence (à 2 NZ$ le litre, merci la grande ville !) on file chez Juicy pour rendre le van. L’agence nous rembourse les 2 jours de panne que nous avons eu et ajoute 2 jours de compensation, négociés grâce à l’agence Frog.

Puis, sans notre maison roulante désormais, on part s’installer dans un backpack, le YHA pour 26 NZ$ la nuit pour un dortoir de 4 filles. L’hostel est super propre et super central. Je le recommande vivement.

On part ensuite en exploration de la ville après une douche magique !
A vrai dire, à la fin de ce roatrip, après en avoir pris plein les yeux avec des paysages de nature, on a peu d’énergie et d’envie pour jouer les touristes dans la ville.
On déambule sur Queen Street remplie de boutiques et petits restos, à la recherche des derniers souvenirs à apporter dans nos bagages déjà bien remplies :)

On marche jusqu’au port et pendant que Thomas nous laisse pour diner avec une de ses amies qui vit à Auckland, je pars avec Noélia manger au food court.

Port Auckland

Port Auckland

L’appellation « food court international » nous fait sourire car la nourriture est à 90% asiatique avec un seul stand brésilien… qui propose un fish & chips :)

Noélia a aussi pas mal voyagé en Asie et l’on se retrouve autour d’un plat Thaï à évoquer nos souvenirs de voyage. La conversation dérive ensuite naturellement et comme toujours entre voyageurs sur le sens de la vie, sur cet échappatoire de la « vraie vie » telle qu’on l’appelle lorsque l’on suit les rails d’une vie classique : emploi, maison, famille, enfant, voiture, animaux. Elle comme moi ne critiquons pas ce modèle. Pour moi l’important est que tout être humain soit là où il est par choix, que tout ce qu’il fasse le rende heureux et qu’il n’oublie pas ses rêves.

Puis on part à rigoler sur la situation cocasse du thé chez le couple de kiwi. Plus que voir le Milford Sound sous un soleil éclatant, on se dit que c’est des moments de rencontres comme cela que l’on souhaite vivre et qui nous nourrissent de l’intérieur.

Le lendemain, le moment tant redouté des au revoirs arrivent après le petit déjeuner.

Ce n’est pas original de dire que ce n’est pas une partie de plaisir. Malgré quelques tensions dues à notre panne de véhicule, des différences culturelles (quoi ? Des pommes de terre, du fromage et du jambon c’est un repas ? Heu… oui !), des différences de caractères (oui ok il pleut… mais bon, on est sur nos deux jambes en Nouvelle-Zélande les gars, c’est d’la bombe non ?) je quitte mes compagnons de route le cœur lourd.

Mon sac sur le dos, à nouveau seule, je marche dans les rues d’Auckland et trace ma route en direction de la gare Britomart pour prendre le train. Et oui… si mes acolytes rentrent dans leurs pays respectifs, pour moi l’aventure en Nouvelle-Zélande continue… et quelle aventure !

Vidéo du roadtrip :

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